Mais ce qui attire notre regard, ce sont ces curieuses silhouettes qui semblent avoir poussé au milieu des champs. Des dizaines de petites créatures ébouriffées, alignées les unes derrière les autres… Mais qu’est-ce donc que cela ?
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| Champs de riz à perte de vue... |
Au printemps 2025, nous avions expliqué la mise en eau des rizières avant la plantation du riz.
Dans les champs que nous traversons, les gerbes de riz sont regroupées autour de pieux pour former de drôles de petites tours végétales. Cette méthode traditionnelle est appelée honnyo dans certaines régions de Miyagi. Elle permet de laisser sécher les gerbes à l’air libre avant de séparer les grains des tiges.
Le résultat est assez étonnant : on dirait une armée de petits personnages hirsutes, plantés là pour surveiller les champs !
Au Japon, le riz n’est pas un simple accompagnement que l’on ajoute machinalement à son assiette. Il est au cœur de l’alimentation quotidienne et profondément ancré dans la culture du pays.
On le retrouve à toutes les heures de la journée : nature dans un bol, façonné en onigiri pour un déjeuner sur le pouce, ou glissé dans les bento.
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| Sushis, onigiri, donburi et brochette de dango... |
En admirant ces champs dorés, on se dit qu’il y a quelque chose de profondément apaisant dans ce paysage… avant de se rappeler que, derrière chaque bol de riz, il y a aussi beaucoup de travail !
Au moment de la récolte, les grains de riz contiennent encore beaucoup d’eau : environ 20 à 25 % d’humidité. Pour pouvoir être conservés dans de bonnes conditions, ils doivent être séchés jusqu’à atteindre environ 15 %.
Dans cette méthode traditionnelle, les gerbes restent dressées dans les champs afin que l’air circule entre les tiges. Le soleil et le vent contribuent progressivement au séchage, dont la durée dépend de la météo et de l’humidité ambiante.












































