vendredi 16 octobre 2026

J11... L’or des campagnes japonaises !

Impossible de traverser les campagnes japonaises en automne sans remarquer les rizières, tantôt dorées, tantôt déjà moissonnées.
Mais ce qui attire notre regard, ce sont ces curieuses silhouettes qui semblent avoir poussé au milieu des champs. Des dizaines de petites créatures ébouriffées, alignées les unes derrière les autres… Mais qu’est-ce donc que cela ?

Champs de riz à perte de vue...
❤️❤️❤️ Des rizières à perte de vue
Au printemps 2025, nous avions expliqué la mise en eau des rizières avant la plantation du riz. 
(photos printemps 2025: rizières d'Aragi island  / Préf Wakayama)
Pendant les mois suivants, les plants grandissent les pieds dans l’eau, jusqu’à ce que les épis se chargent de grains et prennent leur belle couleur dorée.
Puis arrive l’heure de la récolte. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, une fois le riz coupé, tout n’est pas encore terminé !
Dans les champs que nous traversons, les gerbes de riz sont regroupées autour de pieux pour former de drôles de petites tours végétales. Cette méthode traditionnelle est appelée honnyo dans certaines régions de Miyagi. Elle permet de laisser sécher les gerbes à l’air libre avant de séparer les grains des tiges.
Le résultat est assez étonnant : on dirait une armée de petits personnages hirsutes, plantés là pour surveiller les champs ! 
Une façon plutôt originale de décorer la campagne… même si, bien entendu, ce n’est pas leur vocation première.

Gerbes de riz autour d'un pieu 
Le riz, c’est sacré… ou presque !
Au Japon, le riz n’est pas un simple accompagnement que l’on ajoute machinalement à son assiette. Il est au cœur de l’alimentation quotidienne et profondément ancré dans la culture du pays.
On le retrouve à toutes les heures de la journée : nature dans un bol, façonné en onigiri  pour un déjeuner sur le pouce, ou glissé dans les bento.

Sushis, onigiri, donburi et brochette de dango...
D’ailleurs, le mot japonais "gohan" désigne aussi bien le riz cuit que le repas. Une petite particularité de la langue qui en dit long sur la place qu’occupe cet aliment dans la vie quotidienne.

En admirant ces champs dorés, on se dit qu’il y a quelque chose de profondément apaisant dans ce paysage… avant de se rappeler que, derrière chaque bol de riz, il y a aussi beaucoup de travail !

👉  Le sais-tu ?
Au moment de la récolte, les grains de riz contiennent encore beaucoup d’eau : environ 20 à 25 % d’humidité. Pour pouvoir être conservés dans de bonnes conditions, ils doivent être séchés jusqu’à atteindre environ 15 %.
Dans cette méthode traditionnelle, les gerbes restent dressées dans les champs afin que l’air circule entre les tiges. Le soleil et le vent contribuent progressivement au séchage, dont la durée dépend de la météo et de l’humidité ambiante.
Une fois les grains suffisamment secs, vient le battage, qui permet de les séparer des tiges. Ils sont ensuite décortiqués pour retirer leur enveloppe extérieure. Pour obtenir le riz blanc que nous mangeons habituellement, les grains sont enfin polis. Les cultivateurs peuvent effectuer cette dernière étape grâce à des machines à polir le riz mises à leur disposition.



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jeudi 15 octobre 2026

J10… Petit détour, grande surprise !

(Préfecture de Niigata : Byodoji, Mikawa no Shogun)

❤️❤️❤️ Temple Byodoji

Loin des circuits touristiques, nous avons découvert ce tout petit temple plein de charme.

Exactement le genre de joyau discret qui fait battre mon cœur : juste un lieu intimiste, tout en bois, coiffé d’un magnifique toit de chaume qui semble avoir traversé les siècles, au milieu d’une nature verdoyante et sous un grand ciel bleu.


L’architecture dans toute sa simplicité… et c’est justement ce qui fait son charme !


Un son pour éveiller les esprits, des couleurs pour porter les vœux
En nous approchant du temple, nous découvrons un "waniguchi" traditionnel en bronze, suspendu sous le porche. Cet instrument, reconnaissable à sa forme arrondie et aplatie, évoque une bouche ouverte. Il suffit de le frapper à l’aide de sa lourde corde tressée pour en faire résonner le son profond et caractéristique. Une vibration qui vient troubler doucement le silence des lieux et ajouter une touche de spiritualité à notre visite ! 
Juste à côté, changement d’ambiance : un feu d'artifice de couleurs grâce à d'incroyables guirlandes de papier !

waniguchi / guirlande de grues (origami)

Le sais-tu ?  Les guirlandes de 1 000 grues 
Au Japon, la grue est un symbole de longévité, de bonheur et de bonne fortune. Selon une tradition populaire, plier mille grues en papier permet d’accompagner un vœu cher à son cœur. 
Assemblées en longues guirlandes colorées, elles sont souvent offertes pour exprimer un souhait de guérison, de paix ou d’espoir.


Cette tradition est aussi devenue célèbre grâce à Sadako Sasaki, une jeune fille d’Hiroshima atteinte d’une leucémie après avoir été exposée aux radiations de la bombe atomique. Elle s’est mise à plier des grues dans l’espoir de guérir. Son histoire a fait de ces petits oiseaux de papier un symbole universdel de paix et d’espoir.
Finalement, quelques feuilles de papier, beaucoup de patience et un message universel : voilà de quoi donner des ailes aux souhaits les plus précieux !

❤️❤️❤️ Mikawa non Shogun)suji : hangement d’échelle !

À quelques pas du temple se dresse un monument naturel impressionnant, un cèdre du Japon dont l’âge est estimé à environ 1 400 ans.
Autant dire qu’il était déjà là bien avant nous… et qu’il a vu passer quelques générations !
Avec ses quelque 38 à 40 mètres de hauteur et surtout son tronc dont la circonférence atteint plus de 19 mètres, il est considéré comme le cèdre le plus imposant du Japon par la largeur de son tronc. Il est d’ailleurs classé « monument naturel national».

Tronc du cèdre avec mon homme en guise d’échelle... le vois-tu ? 

Sur la photo, mon homme paraît bien petit à côté de ce géant végétal. Et pourtant, il n’a pas rétréci pendant la visite : c’est simplement que le cèdre joue dans une autre catégorie !
Devant un arbre pareil, difficile de ne pas se sentir tout petit. On imagine les siècles qui ont défilé autour de lui, les saisons qui se sont succédé et les habitants qui ont pu venir chercher un peu de calme à son pied.

Un petit rappel à la réalité…
En quittant le site, notre regard croise une affiche récemment placardée qui remet tout de suite les idées en place.
On comprend mieux pourquoi le son des cloches et les grelots sont si populaires ici !


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mercredi 14 octobre 2026

J9… Un voyage dans le temps et… un accueil un peu sauvage !

(Préfecture Fukushima, Ouchi-juku, château Tsuruga)

❤️❤️ Aujourd’hui, nous avons fait une petite halte à Ouchi-juku, un ancien village d’étape de l'époque d'Edo niché au cœur des montagnes de Fukushima.
Dès que l'on y met les pieds, le décor est planté : maisons traditionnelles aux épais toits de chaume, petites ruelles et canaux d'eau claire. 
 
Ces toitures, réalisées avec des herbes assemblées, donnent au village son allure si particulière et rappellent les techniques de construction d’autrefois. L’impression de remonter le temps est immédiate. On s’attendrait presque à croiser un samouraï au détour d’une allée…


Traditions locales
Heureusement, les échoppes nous offrent des distractions plus rassurantes : artisanat local, petites gourmandises et spécialités du coin. 
La curiosité culinaire incontournable, ce sont les Negi-soba : des nouilles de sarrasin que l’on mange traditionnellement à l’aide d’une tige de ciboule en guise de baguettes… et qu'on grignote en même temps. Un coup de main à prendre, mais un régal absolu.

Bienvenue chez les ours ! 
Mais attention, derrière cette ambiance rétro se cache une petite surprise. À l’entrée du village, des panneaux nous avertissent que les ours du secteur sont particulièrement agressifs.
Voilà qui donne une autre dimension à la visite ! Nous voilà donc prévenus : on garde un œil bien ouvert sur toute masse sombre qui se déplacerait dans les environs !
Des rencontres possibles plus ou moins sympathiques : ours noir / anémone du japon
Finalement, au Japon, on peut voyager dans le temps tout en gardant les pieds bien ancrés dans le présent. Et, dans ce coin-là, mieux vaut se souvenir que les ours ne sont ni des mascottes, ni des peluches géantes en quête de câlins !

👉  Le sais-tu ?
L’époque d’Edo s’étend de 1603 à 1868, soit plus de 260 ans. Après des siècles de guerres civiles, le Japon connaît une longue période de paix intérieure sous le gouvernement des shoguns de la famille Tokugawa. Les samouraïs occupent une place centrale et les routes se développent, favorisant les déplacements et le commerce à travers le pays. 
C’est à cette époque que les villages-relais, comme Ouchi-juku, accueillent les voyageurs qui font étape pour se reposer, se restaurer et passer la nuit avant de reprendre leur route.


❤️❤️ Pour terminer la journée, direction le château d’Aizuwakamatsu, aussi appelé château de Tsuruga.

Malheureusement, nous arrivons trop tard : les portes sont fermées ! Nous nous contenterons donc d’en faire le tour pour admirer son architecture extérieure.  Mais même de l’extérieur, avec ses murs blancs et son toit aux tuiles rouges, il mérite le détour.

Le château Tsuruga est le seul château au Japon ayant des tuiles rouges
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mardi 13 octobre 2026

J8... Des oreilles pointues et une queue touffue !

(Préfecture de Miyagi) 

Aujourd’hui, c’est une armée de « kitsune » qui nous attend à Zao Fox Village, le village des renards.

❤️❤️ Un village peuplé de renards
Imagine un grand espace boisé où une centaine de renards évoluent en semi-liberté. Certains se promènent tranquillement, décortiquent de glands tombés des arbres, d’autres font la sieste, tandis que quelques-uns semblent surveiller les visiteurs d’un œil méfiant. 
Chacun mène sa petite vie… sans vraiment se préoccuper des humains !

On se balade au milieu de ces animaux, parfois très près de nous. Un renard argenté semble même être tombé en amour avec moi : à plusieurs reprises il cherche à me suivre mais dès que je l’observe, il s’enfuit !
Ils sont vraiment adorables mais attention, ce ne sont pas des chiens déguisés en renards ! Même habitués à la présence humaine, ils restent des animaux sauvages, avec leurs instincts et leurs jolies petites dents !
Bref, on admire, on photographie… et on garde ses mains pour soi. Même si, parfois, c’est difficile de résister !

Des boules de poils aux oreilles pointues !

La Fashion Week du renard !
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est la diversité des pelages. J’ai pu observer 4 types de renards, aux couleurs et aux caractéristiques bien différentes. Une véritable palette de roux, de noir, d’argent et de blanc, sans la moindre teinture !

> Le renard roux 
Avec son pelage roux, son ventre plus clair et ses pattes souvent sombres, c’est le renard que l’on connaît le mieux. Au Japon, il est notamment associé aux kitsune, ces renards qui occupent une place importante dans les légendes et le folklore.

Le "classique" des forêts
> Le renard argenté 
Avec son pelage presque noir, rehaussé de poils gris ou argentés, celui-ci se distingue immédiatement de ses congénères. Mais contrairement à ce que son apparence pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’une espèce différente : le renard argenté est une variation de couleur du renard roux.
Une robe spectaculaire aux reflets argentés qui rappelle que la nature n’a pas besoin de styliste pour varier les couleurs !

Apparemment les glands sont délicieux !
> Le renard croisé 
Voici le « cross fox », une autre variation de couleur du renard roux. Son pelage mêle des nuances de roux, de brun et de gris, avec, sur certains,  ne marque sombre en forme de croix sur les épaules. D’où son nom !
Avec ses nuances contrastées et sa queue touffue, il a un look bien différent du renard roux classique. 
Ici, pas besoin de déguisement : la génétique s’est chargée de créer le modèle !


> Le renard arctique 
Pour finir, changement de continent et de climat ! Le renard arctique est une espèce à part entière, adaptée aux conditions extrêmes des régions polaires. Ses petites oreilles, son museau relativement court et son épaisse fourrure limitent les pertes de chaleur.
Son pelage change au fil des saisons : blanc en hiver, il devient plus sombre en été. Cette transformation lui permet de mieux se fondre dans son environnement.

Une fourrure taillée pour le froid (ne vit pas au Japon)

👉  Un détail amusant : beaucoup de renards arborent un pinceau blanc au bout de la queue, quelle que soit la couleur dominante de leur pelage. Comme une petite signature naturelle… ou la touche finale du styliste  ?

👉 Le sais-tu ?
Au Japon, le "kitsune" est bien plus qu’un renard : cette créature du folklore peut se métamorphoser en humain. Selon la légende, il gagne des queues avec l’âge et la sagesse, jusqu’à neuf, symbole de sa puissance magique. Messager de la divinité Inari, il veille symboliquement à l’entrée de nombreux sanctuaires shinto.


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lundi 12 octobre 2026

J7... Les cicatrices d'une catastrophe

(Préfecture de Fukushima) 

Impossible de traverser cette région la préfecture de Fukushima sans penser au 11 mars 2011. Ce jour-là, un séisme de magnitude 9 provoque un tsunami dévastateur qui frappe la côte nord-est du Japon. À la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, le tsunami atteint une hauteur d’inondation de 14 à 15 mètres, submergeant les installations sous plusieurs mètres d’eau. La force de l’eau envahit les bâtiments et met hors service des équipements électriques essentiels au refroidissement des réacteurs, entraînant un accident nucléaire majeur, avec la fusion de plusieurs cœurs de réacteur et des explosions dans les bâtiments de la centrale.

Centrale nucléaire Fukushima Daiichi (issue internet)
Au plus fort de la crise, environ 160 000 personnes ont dû quitter leur domicile dans la préfecture de Fukushima. Quinze ans plus tard, certaines zones restent interdites ou soumises à des restrictions. À son maximum, en 2013, le périmètre faisant l’objet d’un ordre d’évacuation couvrait environ 1 200 km², soit plus de 11 fois la superficie de Paris !

Photo internet
Aujourd’hui, en traversant ce secteur, le passé reste très présent. Des panneaux affichent les niveaux de radioactivité, des barrières métalliques interdisent l’accès à certaines routes et/ou à des habitations. Des maisons sont toujours abandonnées et les champs ne sont plus cultivés.

Route barrée, Mesure radioactivité en temps réel
Et pourtant, la nature reprend peu à peu ses droits. 
La végétation envahit les terrains délaissés, comme si elle tentait d’effacer les traces de l’absence humaine.

Le plus troublant, c’est ce contraste entre la beauté des paysages et ce sentiment de vide. On imagine les vies qui se déroulaient ici, les maisons habitées, les champs cultivés… et l’on mesure combien une catastrophe peut bouleverser durablement un territoire. Elle ne transforme pas seulement un paysage, elle suspend le cours du temps. Mais, elle montre aussi la volonté d’une région qui, pas à pas, continue de se reconstruire.

Le sais-tu ?
Décontaminer les sols, nettoyer les habitations, reconstruire les routes, les logements et les services publics, relancer les commerces, proposer des aides… Tout est fait pour redonner vie à la région. Mais faire revenir ceux qui la faisaient vivre est une autre histoire !
En septembre 2025, un quart seulement des habitants d’avant la catastrophe sont revenus dans les communes concernées par les évacuations.

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dimanche 11 octobre 2026

J6… Quand la mer expose et lorsque la montagne cache !

(Préfecture de Fukushima: Iwaki et Fukushima) 
Aujourd’hui, deux coups de coeur ! 2 lieux, 2 ambiances totalement différentes…

❤️❤️❤️ Bentenjima (Iwaki)
Au 1er regard, un petit pont rouge vermillon attire l’oeil et nous invite à rejoindre un îlot posé au bord du Pacifique. 


Sur les rochers, un torii rouge se dresse fièrement face à l’océan. Ce portique traditionnel marque l’entrée d’un espace sacré et semble monter la garde devant le déferlement des vagues.
Le contraste est superbe entre le rouge éclatant du pont et du torii, le bleu de la mer et les rochers dorés sculptés par les éléments.

Quand la nature devient artiste...
Au fil des siècles, les vagues ont érodé les rochers, façonnant des reliefs étonnants. Pas besoin de musée ni de billet d’entrée pour admirer cette œuvre d’art naturelle : ici, c’est la mer qui expose ses sculptures, et elle prend tout son temps !
Devant un tel travail, je suis fascinée… je pourrais rester des heures !
Le sais-tu ?
Selon une légende locale, l’île de Bentenjima aurait été séparée de la terre ferme lors d’un séisme en 1410. L’îlot abriterait aussi le « wanizame », une créature fantastique mi-crocodile mi-requin, à qui l’on attribue la fureur des vagues déchaînées !

❤️❤️❤️ Nakano Fudoson (Fukushima)
Changement complet d’ambiance avec notre visite : Nakano Fudoson, un temple bouddhiste niché dans un superbe écrin de verdure.


Ici, nous pénétrons dans l’univers de
Fudō Myōō, une divinité importante du bouddhisme japonais. On le reconnaît facilement à son expression sévère, son épée et les flammes qui l'entourent. Pas vraiment le genre de personnage qui sourit pour la photo !
Mais derrière cette apparence redoutable se cache une force protectrice, à laquelle les fidèles adressent leurs prières pour éloigner les malheurs et surmonter les difficultés.

L'épée qui coupe le mal, les flammes qui purifient...
Et ce n’est pas tout ! 
Au cœur du site, un véritable dédale de cavernes creusées à même la montagne nous entraîne dans un univers mystérieux. À l’intérieur, de nombreuses statues bouddhiques, dont les 36 disciples de Fudō Myōō, nous accompagnent tout au long du parcours.

Trois des disciples de Fudō Myōō
Le sais-tu ? 
Fudō Myōō est souvent représenté avec une corde dans la main gauche en plus de son épée. Celle-ci symbolise sa capacité à lier les forces négatives, mais aussi à secourir ceux qui s’égarent pour les guider vers le bon chemin.

La corde, appelée « shimenawa », ornée de papiers blancs pliés en zigzag, les « shide », signale le caractère sacré du cèdre et de la cascade.
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samedi 10 octobre 2026

J5... Quand un petit poisson surfe sur un jaune d'œuf !

Si tu penses avoir tout vu en matière de gastronomie japonaise, détrompe-toi ! 
Aujourd’hui, je t’emmène à la découverte d’un plat qui ne passe pas inaperçu : le Shirasu-don.

Au premier coup d’œil, on découvre une montagne de tout petits poissons blancs, parsemée de verdure et coiffée d’un beau jaune d’œuf bien orangé. Et comme si cela ne suffit pas, un petit poisson a même été déposé au sommet, comme s’il s’apprêtait à prendre une vague !

Mais qu’y a-t-il donc sous cette drôle de garniture ?

Mais c’est quoi, ce plat ? 
C'est tout simple :
  • Une montagne de shirasu : de minuscules poissons, généralement des alevins de sardines ou d’anchois, légèrement bouillis et salés.
  • Une brassée de ciboule fraîche : quelques oignons verts finement émincés pour le côté croquant et piquant... pour se donner bonne conscience avec un peu de vert !
  • Un jaune d’œuf cru : déposé au centre, prêt à être percé.
  • Et notre vedette du jour : ce petit poisson posé sur le jaune d’œuf, qui semble dire : « Regarde-moi, je suis le roi du monde ! »
Sous cette garniture se cache tout simplement un bol de riz chaud. Car au Japon, "don" désigne justement un bol de riz accompagné de différentes garnitures.

👉 Le sais-tu ?
Le shirasu-don est particulièrement populaire dans les régions côtières du Japon, notamment du côté de Kamakura et de l’île d’Enoshima (au sud de Tokyo), où ces petits poissons font partie des spécialités locales. Sa pêche est interdite durant les mois d’hiver afin de protéger les ressources marines et laisser aux poissons le temps de se reproduire.


Alors, on goûte ? 🥢
Aurais-tu croqué ce petit poisson surfeur ou l’aurais-tu sauvé par compassion ?

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vendredi 9 octobre 2026

J4... Des milliers de piétons

(Tokyo, quartiers de Shibuya et de Shinjuku)

Aujourd’hui, direction Shibuya, l’un des quartiers les plus animés de Tokyo, et surtout son célèbre Shibuya Crossing, le carrefour le plus connu de la ville !

Shibuya Crossing
Ici, difficile de rester tranquille très longtemps : des milliers de piétons se croisent dans tous les sens, sans jamais vraiment se rentrer dedans. Un spectacle étonnant où, pendant quelques secondes, la rue entière devient piétonne.
Foule disciplinée... Impressionnant !
 👉 Le sais tu ?
À chaque feu vert, jusqu’à 3 000 personnes se lancent simultanément à l’assaut du carrefour. Aux heures de pointe, ce sont près de 23 000 piétons qui le traversent en une seule heure !

Hachiko, le chien fidèle
À quelques pas de ce carrefour se trouve la statue d’Hachiko, l’un des symboles de Shibuya.
Dans les années 1920, ce chien accompagnait chaque jour son maître jusqu’à la gare et revenait l’attendre à son retour. Même après la mort de celui-ci en 1925, Hachiko continua à se rendre à la gare et à l’attendre, jour après jour, pendant près de neuf ans 💖💖💖 .
Son histoire de fidélité a ému profondément les Japonais et ils ont fait de lui une véritable célébrité. La 1ère statue a été érigée en 1934, du vivant même de Hachiko, qui était présent lors de son inauguration. 

👉 Le sais-tu ?
L’histoire de ce chien a largement dépassé les frontières du Japon et a même été adaptée au cinéma. En 2009, le film américain Hatchi, avec Richard Gere, raconte cette histoire de fidélité entre un chien et son maître. Mais ce n’est pas le premier film consacré à Hachiko : une version japonaise, Hachikō Monogatari, était sortie en 1987.

Direction Shinjuku… et beaucoup de patience !
Après Shibuya, direction Shinjuku pour prendre de la hauteur au Tokyo Metropolitan Government Building. Mais c’était sans compter sur… la file d’attente !
Il y avait énormément de monde et l’attente a été beaucoup plus longue que prévu. Résultat : lorsque nous avons enfin pu accéder à l’observatoire, la nuit était déjà tombée.
Finalement, ce contretemps nous a plutôt bien réussi !
Tokyo by night
La vue sur Tokyo illuminée est magnifique : les immeubles s’étendent à perte de vue et la ville semble ne jamais s’arrêter.
Et comme le ciel était dégagé, nous avons même pu apercevoir au loin le mont Fuji.

Mont Fuji (3776 mètres), à 100 km à vol d'oiseau de Tokyo... il valait largement es 45 min d'attente ! 
Tokyo Night & Light
Et la soirée ne s’arrête pas là !
Installés au pied du Tokyo Metropolitan Government Building, nous avons ensuite assisté à Tokyo Night & Light, un spectacle lumineux projeté directement sur la façade du bâtiment.
Le gigantesque écran architectural se transforme alors en véritable décor : lumières, couleurs, images et musique donnent une toute autre dimension à ce bâtiment déjà impressionnant.
Plusieurs séquences dont Pac Man, carpe Koï, ...
Et notre incontournable de Shinjuku : le chat ! 🐱
Et pour terminer cette journée, direction notre incontournable de Shinjuku : le célèbre chat géant en 3D !
Installé sur un immense écran publicitaire, il passe son temps à dormir, miauler, jouer et… donner l’impression qu’il pourrait bien nous tomber dessus ! Il semble réellement sortir de l’écran grace à un effet d’illusion optique. 
À chaque séjour, nous venons lui faire un petit coucou. Une sorte de rituel devenu incontournable !

Et le plus amusant, c’est qu’il vit au rythme d’un vrai chat :
il se réveille, joue, miaule… puis finit par s’endormir !
👉 Le sais-tu ? 
Ce gros matou vit sa vie sur un écran géant de plus de 150 m², dont la surface est en partie courbée. Avec ses dimensions impressionnantes, environ 8 × 19 mètres, cette courbure accentue encore l’effet de profondeur.
(N'hésite pas à regarder sur internet
 les vidéos de ce chat 3D à Shibuya)

A notre tour d'aller dormir !!!

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jeudi 8 octobre 2026

J3... Un ovni en plein Tokyo ?

(Tokyo, quartier de Chiyoda) 

À Tokyo, il suffit parfois de tourner au coin d’une rue pour tomber sur quelque chose qui vous fait lever la tête.  

Et là… waouh !  Un gigantesque vaisseau spatial échoué en plein milieu de la ville : le Tokyo International Forum.

Vu de l’extérieur, on aperçoit une immense structure de verre en forme de coque, toute en courbes. On se demande presque si l’on doit chercher une porte d’embarquement.


Bienvenue à bord ! 

Un bâtiment vraiment pas comme les autres. Le Tokyo International Forum a été conçu par l’architecte Rafael Vinoly et ouvert en 1997. Il abrite des salles de spectacle, des espaces d’exposition, des salles de conférence… mais c’est surtout son immense atrium de verre qui attire notre regard.


Toute cette verrière repose sur 2 gigantesques piliers (photo de droite)
Et une fois à l’intérieur, c’est encore plus impressionnant. Une immense verrière s’élève au-dessus de nos têtes, tandis que des passerelles et des escaliers semblent flotter dans l’espace.
Le bâtiment fait environ 207 mètres de long et 60 mètres de haut, avec près de 3 600 panneaux de verre. Autant dire que pour faire les vitres, il vaut mieux ne pas être chargé du ménage ! 


Verrière - Atrium traversé par des passerelles suspendues
Le plus étonnant ?
Ce gigantesque espace est étonnamment léger et aérien. La lumière entre de partout, les passerelles traversent l’atrium et, malgré les dimensions impressionnantes du lieu, on n’a pas l’impression d’être dans un énorme centre de congrès.

Un petit détour qui vaut le coup: même lorsqu’il n’y a aucun événement, le lieu mérite le détour, l’architecture est incroyable ! Et surtout… lève les yeux ! C’est là que ça devient vraiment spectaculaire ! 


👉 Le sais-tu ?

Rafael Vinoly est un architecte uruguayen installé à New York, il s’est fait connaître dans le monde entier grâce à ce bâtiment (7 grands prix gagnés dont le concours international d’architecture)  Il signe ensuite de nombreuses réalisations spectaculaires  de New York à Londres en passant par Philadelphie et Montevideo. 

Et maintenant… Godzilla ! 

Après le vaisseau spatial du Tokyo International Forum, changement d’ambiance : voici Godzilla, le célèbre monstre nippon, tranquillement installé au milieu des immeubles ! 
Dans les films, il mesure plusieurs dizaines de mètres… ici, avec ses 3 mètres : finalement, il semble presque sage…  Comme quoi, à Tokyo, même les monstres savent se tenir !!!



Une parenthèse presque sauvage   !
À deux pas de Godzilla, changement total d’ambiance avec Hibiya Park. Un véritable écrin de verdure, presque sauvage, niché au milieu des buildings de Tokyo. Des arbres, un étang, … et même des aigrettes qui se promènent tranquillement. Une petite parenthèse étonnamment nature, en plein cœur de la ville !

Des aigrettes dans la ville !
Et maintenant, place aux arbres ! 

Direction :  l’Imperial Palace Front Garden.
Ici, pas de verre ni de créature géante, mais de magnifiques pins soigneusement taillés, qui ressemblent à de petits bonsaïs géants.


Tout est incroyablement net, ordonné et paisible… même les arbres semblent avoir rendez-vous chez le coiffeur ! (clin d’oeil à Charlotte 😉) 

Une forêt de bonsaïs géants !

Amateur de bonsaïs ou non, à voir absolument ! 

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