vendredi 16 octobre 2026

J11... L’or des campagnes japonaises !

Impossible de traverser les campagnes japonaises en automne sans remarquer les rizières, tantôt dorées, tantôt déjà moissonnées.
Mais ce qui attire notre regard, ce sont ces curieuses silhouettes qui semblent avoir poussé au milieu des champs. Des dizaines de petites créatures ébouriffées, alignées les unes derrière les autres… Mais qu’est-ce donc que cela ?

Champs de riz à perte de vue...
❤️❤️❤️ Des rizières à perte de vue
Au printemps 2025, nous avions expliqué la mise en eau des rizières avant la plantation du riz. 
(photos printemps 2025: rizières d'Aragi island  / Préf Wakayama)
Pendant les mois suivants, les plants grandissent les pieds dans l’eau, jusqu’à ce que les épis se chargent de grains et prennent leur belle couleur dorée.
Puis arrive l’heure de la récolte. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, une fois le riz coupé, tout n’est pas encore terminé !
Dans les champs que nous traversons, les gerbes de riz sont regroupées autour de pieux pour former de drôles de petites tours végétales. Cette méthode traditionnelle est appelée honnyo dans certaines régions de Miyagi. Elle permet de laisser sécher les gerbes à l’air libre avant de séparer les grains des tiges.
Le résultat est assez étonnant : on dirait une armée de petits personnages hirsutes, plantés là pour surveiller les champs ! 
Une façon plutôt originale de décorer la campagne… même si, bien entendu, ce n’est pas leur vocation première.

Gerbes de riz autour d'un pieu 
Le riz, c’est sacré… ou presque !
Au Japon, le riz n’est pas un simple accompagnement que l’on ajoute machinalement à son assiette. Il est au cœur de l’alimentation quotidienne et profondément ancré dans la culture du pays.
On le retrouve à toutes les heures de la journée : nature dans un bol, façonné en onigiri  pour un déjeuner sur le pouce, ou glissé dans les bento.

Sushis, onigiri, donburi et brochette de dango...
D’ailleurs, le mot japonais "gohan" désigne aussi bien le riz cuit que le repas. Une petite particularité de la langue qui en dit long sur la place qu’occupe cet aliment dans la vie quotidienne.

En admirant ces champs dorés, on se dit qu’il y a quelque chose de profondément apaisant dans ce paysage… avant de se rappeler que, derrière chaque bol de riz, il y a aussi beaucoup de travail !

👉  Le sais-tu ?
Au moment de la récolte, les grains de riz contiennent encore beaucoup d’eau : environ 20 à 25 % d’humidité. Pour pouvoir être conservés dans de bonnes conditions, ils doivent être séchés jusqu’à atteindre environ 15 %.
Dans cette méthode traditionnelle, les gerbes restent dressées dans les champs afin que l’air circule entre les tiges. Le soleil et le vent contribuent progressivement au séchage, dont la durée dépend de la météo et de l’humidité ambiante.
Une fois les grains suffisamment secs, vient le battage, qui permet de les séparer des tiges. Ils sont ensuite décortiqués pour retirer leur enveloppe extérieure. Pour obtenir le riz blanc que nous mangeons habituellement, les grains sont enfin polis. Les cultivateurs peuvent effectuer cette dernière étape grâce à des machines à polir le riz mises à leur disposition.



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3 commentaires:

  1. J’adore ces découvertes qui nous font regarder autrement des choses aussi familières que le riz. Derrière ce paysage si paisible se cache tout un savoir-faire !

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  2. Merci pour toutes ces informations qui définissent bien le travail important fourni pour notre plaisir gustatif.. Après la frayeur du séisme nous voilà rassurés. 😋😍 Evelyne

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    1. @Evelyne, l’alerte séisme de forte magnitude était finalement une fausse alerte. L’agence météo du Japon a fait ses excuses et recherche la cause du calcul erroné qui a provoqué ce déclenchement. Mais, mieux vaut une fausse alerte à une absence d’alerte pour un tremblement de terre majeur. (VeroR)

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